Simone de Beauvoir

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AUTEURS
Camus,   Nietzsche,   Einstein, Desproges, Wolinski, Lacan, Gracian,  Cioran....

THEMES
l'Amitié, la Confiance, le Pouvoir, l'Ennui
...


PROVERBES DU MONDE.
Africains, Arabes, Allemands, Chinois, Russes, Québequois...


AUTRES CITATIONS
Aristophane, George Orwell, Jim Morrison..

 

 

 

On ne peut pas parler de Simone de Beauvoir sans donner des dates, sans citer des âges. C'est qu'elle fut toujours obsédée du temps réel. Le temps du journal, le temps de nos artères, le temps des injustices et des révoltes, le temps des catastrophes et des espoirs, le temps des amours, des voyages, des cicatrices, le temps qui ne s'arrête jamais, qui passe, ne passe pas, s'accélère et vous laisse au tapis, fourbue et flouée. Le temps qui passe, qui vous échappe, qu'on capture, avec des mots, des lettres, des photos, des conversations, le temps comme un boulet de passé qui vous leste, le temps comme un fardeau, une malédiction, le temps transmué en milliers de pages, ne cessa jamais de lui faire question, et cette manière si honnête de livrer constat, cette manière si courageuse de ne renoncer jamais à une lucidité toute subjective, fit d'elle cette héroïne moderne.

Comment faire ? Gagner sa vie. A tout prix. Acheter le journal. Tous les jours. Ne jamais renoncer à poser des questions. Etre solidaire des autres femmes, le plus possible. Etre le sujet de cette histoire dépourvue de sens, la mienne. Le sujet, maître mot pour qui veut comprendre ce dont il fut, pour Simone de Beauvoir, essentiellement question.

Extrait de : Mes rencontres avec Simone de Beauvoir, par Geneviève Brisac LE MONDE DES LIVRES | 17.01.08

 

Vivre c'est frapper droit et fort, détacher des blocs, sculpter.  (SdB à 21 ans)
Le présent n'est pas un passé en puissance, il est le moment du choix et de l'action.
Si l'on vit assez longtemps, on voit que toute victoire se change un jour en défaite.
Si je prétendais assumer à l'infini les conséquences de mes actes, je ne pourrais plus rien vouloir
L'homme sérieux est dangereux ; il est naturel qu'il se fasse tyran.
La fatalité triomphe dès que l'on croit en elle.
Il faut considérer la vie comme une partie que l'on peut gagner ou perdre.
Ils se contentent de tuer le temps en attendant que le temps les tue.
Incapable de s'accomplir dans la solitude, l'homme dans ses rapports avec ses semblables est sans cesse en danger : sa vie est une entreprise difficile dont la réussite n'est jamais assurée.
On n'existe pas sans faire.
Le mariage multiplie par deux les obligations familiales et toutes les corvées sociales.
Choisir la vie, c'est toujours choisir l'avenir. Sans cet élan qui nous porte en avant nous ne serions rien de plus qu'une moisissure à la surface de la terre.
Dans ces yeux de vingt ans, je me découvre déjà morte et empaillée. Que vois-je ? Vieillir c'est se définir et se réduire. Je me suis débattue contre les étiquettes, mais je n'ai pu empêcher les années de m'emprisonner.